Chaque été, la même scène : la table dehors, la bougie à la citronnelle au milieu, et cette conviction tranquille que le sujet est réglé. C'est probablement le geste anti-moustique le plus répandu en France, et l'un des rares que personne ne remet en question - parce qu'il sent bon, qu'il est naturel, et qu'il coûte trois euros.
La question n'est pourtant pas de savoir si la citronnelle « fait quelque chose ». Elle en fait. La vraie question, celle que les pages disponibles évitent presque toutes, est combien de temps, et à quelle distance.
Ce qui suit répond à ces deux questions avec les chiffres des études, et pas avec des ordres de grandeur vagues. On va voir ce que la molécule fait au moustique, pourquoi l'effet s'arrête aussi vite, ce que valent réellement la plante en pot et la bougie, pourquoi aucun fabricant n'a le droit d'écrire « anti-moustique » sur un produit à la citronnelle - et ce qui protège vraiment.
« Citronnelle » : de quelle plante parle-t-on exactement ?
Le mot est un piège. Il désigne à la fois des graminées tropicales du genre Cymbopogon, un géranium d'ornement, une verveine à infusion et un eucalyptus australien. Leurs profils chimiques n'ont rien à voir.
| Nom scientifique | Nom usuel | Molécules dominantes | Activité répulsive |
|---|---|---|---|
| Cymbopogon winterianus | Citronnelle de Java | Citronnellal 32-45 %, géraniol 21-24 %, citronellol 11-15 % | Démontrée - courte durée |
| Cymbopogon nardus | Citronnelle de Ceylan | Géraniol 18-20 %, citronnellal 5-15 %, limonène 9-11 % | Démontrée - moins concentrée |
| Cymbopogon citratus | Lemongrass, verveine des Indes | Citral 80-90 % | Probable - effet modéré |
| Corymbia citriodora | Eucalyptus citronné | Citronnellal > 70 %, transformé en PMD | Démontrée - via le PMD |
| Pelargonium citrosum | « Géranium citronnelle » | Géraniol, citronellol | Incertaine - nulle sans friction |
| Aloysia citrodora | Verveine citronnelle | Citral, limonène | Aucune - pas de répulsion spatiale |
Les deux vraies citronnelles
La citronnelle de Java est celle qui porte l'activité répulsive : c'est elle qui concentre le plus de citronnellal. La citronnelle de Ceylan, plus courante en savonnerie et en parfumerie, en contient nettement moins. Quand une étiquette dit simplement « huile essentielle de citronnelle » sans préciser l'espèce, l'information la plus importante est déjà perdue.
Les fausses citronnelles
Le Pelargonium citrosum vendu en jardinerie sous le nom de « géranium citronnelle » est une plante d'ornement. La verveine citronnelle est une plante à infusion. Aucune des deux n'a d'activité répulsive spatiale démontrée. Elles sentent la citronnelle - c'est tout ce qu'elles ont en commun avec elle.
Quant à l'eucalyptus citronné, il occupe une place à part : c'est de lui que vient le seul répulsif d'origine botanique validé par les autorités sanitaires. Nous y revenons plus bas.
Comment la citronnelle repousse les moustiques, et pourquoi ça s'arrête vite
Un moustique femelle vous localise à l'odeur. Ses sensilles antennaires portent des neurones récepteurs olfactifs calibrés sur deux signaux principaux : le dioxyde de carbone que vous expirez et l'acide lactique de votre transpiration.
Les monoterpènes de la citronnelle - citronnellal, citronellol, géraniol, dans une moindre mesure limonène - saturent ces récepteurs. L'insecte n'est ni tué ni repoussé activement : il est brouillé. Le signal humain disparaît sous le bruit.
C'est un mécanisme réel, mesurable en laboratoire, et c'est la raison pour laquelle la citronnelle a une réputation méritée.
C'est aussi la raison pour laquelle elle échoue. Ces molécules sont légères et très volatiles : faible masse molaire, forte tension de vapeur. À la température de la peau, elles s'évaporent en quelques dizaines de minutes. La limite n'est pas biologique, elle est physique - c'est la molécule elle-même qui condamne la durée.
Des formulations plus sophistiquées existent : la microencapsulation et les nanoémulsions ralentissent cette évaporation et prolongent l'effet jusqu'à environ quatre heures en conditions de laboratoire. Elles restent rares sur le marché grand public.
Combien de temps protège-t-elle vraiment ?
Les répulsifs cutanés se comparent sur un seul critère : la durée de protection complète, c'est-à-dire le temps pendant lequel aucune piqûre n'est observée. Voici où se situe la citronnelle.
| Substance | Nature | Protection complète | Statut UE (biocides, TP19) | Niveau de preuve |
|---|---|---|---|---|
| DEET | Synthétique | 6 à 8 h (30-50 %) | Approuvée | Démontré - référence mondiale |
| Icaridine | Synthétique | 5 à 7 h (20 %) | Approuvée | Démontré |
| IR3535 | Synthétique | 4 à 6 h (20-30 %) | Approuvée | Démontré |
| PMD / Citriodiol | Naturel modifié | 4 à 6 h (20-30 %) | En cours, inscrit article 95 | Démontré |
| Huile de citronnelle | Botanique brute | 20 à 60 min (< 15 %) | Non approuvée | Insuffisant |
Le cas du « 96,5 % »
Un chiffre circule et mérite d'être expliqué, parce qu'il est exact et néanmoins trompeur. Un essai pilote randomisé mené au Népal (Sajo et coll., 2015) rapporte 96,5 % de protection en intérieur et 95,7 % en extérieur avec de l'huile de citronnelle. Le résultat est publié, relu, réel.
Le protocole l'est aussi. Les participants recevaient de l'huile essentielle de Cymbopogon winterianus pure à 100 %, appliquée de la cheville au genou, et l'observation portait sur deux heures, entre 17 h et 19 h.
Deux conséquences. D'abord, cette galénique n'est pas commercialisable : une huile essentielle pure appliquée sur de larges surfaces corporelles expose à des brûlures chimiques et à une toxicité systémique. Ensuite, les formulations autorisées sont diluées entre 5 et 15 % - et à ces concentrations, la durée s'effondre dans la fourchette de 20 à 60 minutes.
Le chiffre est vrai. Il ne décrit simplement pas le flacon que vous achetez.
Le moustique tigre résiste mieux
Toutes les espèces ne réagissent pas de la même façon. Aedes albopictus, le moustique tigre - diurne, agressif, désormais installé dans une grande partie du territoire - se montre plus résilient aux répulsifs que le moustique commun Culex pipiens. La durée de protection de la citronnelle s'effondre plus vite encore face à lui.
C'est précisément le contexte où une fausse sensation de sécurité pose problème. Ajoutez la chaleur, qui accélère la volatilisation, et la transpiration, qui emporte le produit : en plein été, la fourchette basse est la règle.
Un pied de citronnelle sur la terrasse ne repousse pas les moustiques
C'est le conseil de jardinage le plus recopié de l'été, et le niveau de preuve derrière est nul.
Une feuille de Cymbopogon vivante ne diffuse pas son huile essentielle dans l'air. Les composés actifs sont contenus dans les tissus végétaux et n'en sortent qu'après friction mécanique - quand on écrase la feuille entre les doigts. Sans ce geste, les émissions passives sont trop faibles pour être détectées par un moustique.
Et lorsqu'on froisse effectivement la feuille, la zone d'effet reste de l'ordre de 50 centimètres. À l'échelle d'une terrasse, cela ne constitue aucune barrière.
Le cas du « géranium citronnelle » (Pelargonium citrosum) est plus net encore : cette plante d'ornement est vendue sous une allégation spatiale qui n'est étayée par aucune donnée d'efficacité.
Un pied de citronnelle est une jolie plante aromatique. Ce n'est pas un dispositif de protection.
Bougies, spirales, bracelets : ce que mesurent réellement les études
Il existe une mesure de référence sur ce point. Muller, Junnila et Schlein l'ont publiée en 2009 dans le Journal of Vector Ecology, en extérieur contrôlé.
À un mètre d'une bougie contenant 5 % d'huile essentielle de citronnelle, le nombre de moustiques femelles capturés diminuait de 35,4 %, et celui des phlébotomes de 15,4 %. Dès que la distance augmente ou que le vent se lève, la protection s'effondre.
Le même protocole mesurait autre chose, moins souvent cité : une bougie au géraniol réduisait les captures de 81,5 %. C'est plus du double. Nous verrons dans un instant pourquoi ce résultat n'a plus d'application commerciale en Europe.
Comment lire ces 35 % ? Comme un effet réel mais insuffisant. Réduire les piqûres d'un tiers change peut-être le confort d'un dîner ; cela ne prévient en rien la transmission d'une maladie vectorielle.
| Forme | Niveau de preuve | Conclusion |
|---|---|---|
| Plante en pot | Faux | Aucune barrière spatiale |
| Bracelet, patch, sticker | Non prouvé | Zone de saturation de quelques centimètres |
| Bougie à la citronnelle | Faible et incertain | Environ 35 % à un mètre, sans vent |
| Diffuseur d'ambiance | Incertain | Gêne olfactive, n'empêche pas la piqûre |
| Spirale à combustion | Démontré seulement si elle contient des pyréthrinoïdes | Faible si 100 % citronnelle |
Le cas des bracelets mérite d'être isolé, parce qu'il est le plus vendu aux parents. Leur zone de saturation ne dépasse pas quelques centimètres autour du poignet ou de la cheville. Le reste du corps est exposé.
Pourquoi aucun produit ne peut légalement promettre « anti-moustique à la citronnelle »
C'est le point le plus décisif de ce dossier, et le plus absent des pages grand public.
En Europe, tout produit qui revendique de repousser un organisme nuisible relève du règlement (UE) n° 528/2012 sur les produits biocides. Les répulsifs y forment le type de produit 19 (TP19). Pour porter une allégation de ce type, un produit doit contenir une substance active figurant sur la liste approuvée par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA).
L'huile de citronnelle n'y figure pas
Ni Cymbopogon winterianus (CAS 91771-61-8), ni Cymbopogon nardus (CAS 89998-15-2) ne sont approuvées comme substances actives en TP19. Ces extraits ont été identifiés, mais jamais notifiés ni soutenus par un industriel pour franchir les exigences d'efficacité et d'écotoxicologie de l'ECHA.
La conséquence est simple : une allégation répulsive fondée uniquement sur l'huile essentielle de citronnelle n'a pas de base réglementaire.
Le Citriodiol est une autre molécule, issue d'une autre plante
La confusion est entretenue, et elle est commercialement rentable.
Le PMD, aussi appelé Citriodiol, provient de l'eucalyptus citronné (Corymbia citriodora). Il n'est pas extrait tel quel : le citronnellal de la plante subit une hydratation et une cyclisation en laboratoire qui le convertissent en une molécule beaucoup plus lourde et plus stable. C'est cette stabilité qui explique ses 4 à 6 heures de protection.
Sous la dénomination « Eucalyptus citriodora oil, hydrated, cyclized » (CAS 1245629-80-4), cette substance est en évaluation avancée pour le TP19 et inscrite à l'article 95 de l'ECHA, ce qui autorise sa commercialisation.
Autrement dit : le consommateur qui achète « citronnelle » en pensant bénéficier de l'efficacité du PMD se trompe de molécule, de plante et de statut réglementaire. Nous détaillons ce dérivé dans notre guide sur l'huile essentielle d'eucalyptus.
Le géraniol vient de sortir du jeu
Souvenez-vous de la bougie au géraniol et de ses 81,5 %.
Le 2 juillet 2025, l'ECHA a mis à jour la liste des combinaisons substances actives / types de produits et acté l'exclusion du géraniol (CAS 106-24-1) du programme d'examen pour les types de produits 18 et 19.
Le motif n'est pas sanitaire. Il est administratif et financier : les participants se sont retirés, et aucun consortium n'a soutenu le dossier écotoxicologique dans les délais. En l'absence de soutien, la Commission a prononcé une décision de non-approbation. L'échéance de commercialisation avait été fixée au 30 avril 2026 - elle est désormais passée, et les fabricants reformulent vers le PMD ou l'IR3535.
Le paradoxe est frappant : dans la seule étude sérieuse sur les bougies, l'actif qui fonctionnait vraiment est précisément celui qui vient de perdre sa base légale, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec son efficacité.
Ce que devient l'étiquette
En France, la DGCCRF veille sur les allégations. Un produit ne peut pas s'abriter derrière le statut de parfum d'ambiance pour promettre une action répulsive.
D'où les formulations que vous croisez en rayon : « parfum d'été », « bougie de plein air », « soirées tranquilles ». Sémantiquement floues, légalement inattaquables - et parfaitement compréhensibles par l'acheteur. Quand une étiquette contourne, c'est rarement par hasard.
Brûler ou diffuser de la citronnelle en intérieur : ce que ça coûte à votre air
Le sujet dépasse le cadre de cet article, et nous l'avons traité ailleurs. Trois points méritent néanmoins d'être posés ici, parce qu'ils sont directement liés aux formes que prend la citronnelle.
- La combustion n'est pas de la diffusion. Une bougie ou une spirale, quelle que soit sa cire, produit de la combustion incomplète : particules fines de suie, monoxyde de carbone, dioxyde d'azote, et hydrocarbures aromatiques polycycliques issus de la dégradation thermique. C'est une charge polluante que la diffusion à froid n'apporte pas. En espace clos, cette catégorie de produits n'a pas sa place - son usage est extérieur.
- Le diffuseur ultrasonique et l'eau du robinet. Un transducteur piézoélectrique vibrant à environ 1,7 MHz fragmente le liquide en microgouttelettes. S'il contient des minéraux dissous, il les aérosolise avec. Des mesures conduites sur deux à quatre heures ont relevé jusqu'à 452 µg/m³ de PM2.5 et 562 µg/m³ de PM10 - face à une valeur guide de l'OMS fixée à 15 µg/m³ sur 24 heures. La brume perçue comme apaisante est, en partie, une pollution particulaire. Seule l'eau distillée limite ce phénomène.
- Les terpènes ne restent pas inertes. Une fois dans l'air, ils réagissent avec l'ozone intérieur et forment des polluants secondaires, dont du formaldéhyde et des aérosols organiques secondaires. L'ANSES, saisie sur les sprays et diffuseurs à base d'huiles essentielles, a documenté plus de 140 cas cliniques d'intoxication en conditions normales d'utilisation et déconseille formellement ces dispositifs pour assainir l'air.
Nous détaillons ce mécanisme de pollution secondaire dans notre article sur les huiles essentielles et le purificateur d'air.
Si vous diffusez ou brûlez malgré tout
Un purificateur ne repousse aucun moustique et ne remplace aucun répulsif - soyons clairs. Il agit sur autre chose : ce que la diffusion et la combustion laissent dans l'air d'une pièce fermée. C'est le seul lien que nous établissons ici.
- Le charbon actif est l'étage qui traite les composés terpéniques et les odeurs de fumée
- L'étage HEPA retient les particules issues d'une combustion ou d'une nébulisation
- L'écran PM2.5 rend visible ce qu'une bougie ajoute réellement à la pièce
- 99,97 % des particules fines retenues, y compris les suies de combustion
- Couvre 36 à 45 m² : pièce de vie ouverte, véranda, grande chambre
- 35,8 dB au plus bas, compatible avec un sommeil léger
Une précision d'honnêteté : ces appareils répondent à un cas précis - une pièce où l'on diffuse ou l'on brûle régulièrement quelque chose. Si vous n'utilisez la citronnelle qu'en extérieur, ils ne vous serviront à rien sur ce sujet.
Citronnelle et sécurité : qui doit s'en tenir à l'écart
Le chat : le risque le plus sérieux, et le moins connu
Le chat présente une particularité métabolique documentée : un déficit en glucuronyltransférase, l'enzyme qui permet la détoxification hépatique par glucuronoconjugaison. Il élimine donc très mal les terpènes et les phénols.
Deux voies d'exposition coexistent. L'inhalation directe, et surtout le léchage du pelage sur lequel se déposent les microgouttelettes d'un diffuseur. Les molécules s'accumulent au lieu d'être éliminées.
Le tableau clinique décrit par les centres antipoison vétérinaires associe ataxie, hypersalivation abondante, troubles digestifs, insuffisance hépatique aiguë, et dans les cas sévères des convulsions pouvant aboutir au décès.
La consigne est sans nuance : pas de diffusion d'huiles essentielles dans un foyer avec un chat. Cela vaut pour la citronnelle comme pour les autres.
Enfants, grossesse, asthme, épilepsie
Les précautions rejoignent ici celles de l'ensemble des huiles essentielles, que nous détaillons dans notre article sur les dangers de l'inhalation d'huiles essentielles.
- Enfants de moins de 36 mois. L'immaturité de la barrière hémato-encéphalique et de l'arbre respiratoire majore les risques neurologiques et de bronchospasme. L'ANSES contre-indique la diffusion de composés terpéniques dans leurs espaces de vie.
- Grossesse, en particulier au premier trimestre, et allaitement. En l'absence de données pharmacocinétiques robustes, l'exposition continue est déconseillée par prudence.
- Asthme et hyperréactivité bronchique. La diffusion d'huiles essentielles est un déclencheur classique de crise.
- Épilepsie. La citronnelle contient peu de cétones neurotoxiques comparée à la sauge ou à la menthe poivrée, mais la charge en monoterpènes justifie une vigilance chez les personnes diagnostiquées.
Un allergène à déclaration obligatoire
Le citronnellal, le citronellol, le géraniol et le limonène représentent ensemble jusqu'à 80 % de la composition d'une huile essentielle de Cymbopogon. Tous les quatre figurent sur la liste européenne des allergènes à déclaration obligatoire en cosmétique.
Le risque documenté est celui d'une dermatite de contact allergique, et d'une sensibilisation aéroportée lorsque la vaporisation intensive retombe sur les surfaces et sur la peau. Ce n'est pas anodin sur un produit qu'on applique tous les soirs pendant trois mois.
Alors, qu'est-ce qui marche vraiment ?
Sur la peau : le PMD. C'est le seul répulsif d'origine botanique validé par les autorités sanitaires françaises : 4 à 6 heures de protection, comparable à l'IR3535, avec un profil de tolérance favorable. Il est détaillé dans notre guide sur l'eucalyptus citronné.
Supprimer l'eau stagnante. C'est la mesure qui a le meilleur rapport effort / résultat, et la plus négligée. Soucoupes de pots, gouttières, seaux, pneus, arrosoirs : tout contenant qui garde de l'eau quelques jours devient un gîte larvaire. Aedes albopictus a un rayon de vol qui excède rarement 150 mètres - les moustiques qui vous piquent sont presque toujours nés chez vous ou chez votre voisin immédiat.
Les moustiquaires. Une barrière physique aux fenêtres et aux portes est étanche, silencieuse, sans chimie, et fonctionne toute la nuit. Pour une chambre d'enfant, c'est la meilleure réponse disponible.
Le brassage d'air. Un moustique vole mal. Un flux d'air turbulent déstabilise son vol et, surtout, disperse le panache de CO₂ que vous expirez - le signal qui lui permet de vous localiser. C'est l'un des bénéfices méconnus d'un ventilateur bien dimensionné.
Une réserve sur les diffuseurs électriques
Il serait facile de conclure « laissez tomber le naturel, prenez du chimique ». Ce serait aller trop vite.
Les diffuseurs électriques d'intérieur, liquides ou à plaquettes, contiennent des pyréthrinoïdes de synthèse - transfluthrine, pralléthrine - qui sont des neurotoxiques pour l'insecte. Ils sont efficaces. Mais l'expertise collective de l'INSERM publiée en 2021, reprise par l'ANSES, alerte sur les expositions chroniques à faible dose : une exposition prénatale ou infantile précoce, typiquement un diffuseur allumé toute la nuit dans une chambre, est associée à des altérations du neurodéveloppement.
Remplacer une illusion inoffensive par une exposition neurotoxique chronique en espace clos n'est pas un progrès. Sur ce terrain, la barrière physique reste la réponse la plus solide.
Questions fréquentes
La citronnelle est-elle vraiment efficace contre les moustiques ?
Combien de temps dure la protection de l'huile essentielle de citronnelle ?
Un pied de citronnelle sur le balcon éloigne-t-il les moustiques ?
Les bougies à la citronnelle fonctionnent-elles ?
Citronnelle et citriodiol, est-ce la même chose ?
La citronnelle protège-t-elle du moustique tigre ?
Peut-on utiliser la citronnelle enceinte ou en allaitant ?
La citronnelle est-elle dangereuse pour le chat ?
Peut-on diffuser de la citronnelle dans une chambre pour éloigner les moustiques ?
Un bracelet à la citronnelle protège-t-il un enfant ?
- Règlement (UE) n° 528/2012 concernant la mise à disposition sur le marché et l'utilisation des produits biocides - type de produit 19
- ECHA - base des substances actives biocides : Cymbopogon winterianus (CAS 91771-61-8), Cymbopogon nardus (CAS 89998-15-2), statut TP19
- ECHA - liste de l'article 95 : Eucalyptus citriodora oil, hydrated, cyclized (CAS 1245629-80-4)
- ECHA - mise à jour du 2 juillet 2025 : exclusion du géraniol (CAS 106-24-1) du programme d'examen pour les types de produits 18 et 19
- Muller G. C., Junnila A., Schlein Y., 2009 - Journal of Vector Ecology, efficacité spatiale des bougies au citronnellal et au géraniol
- Sajo M. E. J. et coll., 2015 - Rural and Remote Health, essai pilote randomisé sur l'huile de Cymbopogon winterianus
- Haut Conseil de la santé publique - recommandations sanitaires pour les voyageurs, protection personnelle antivectorielle
- ANSES - saisine n° 2018-SA-0145, mars 2020, sprays et diffuseurs à base d'huiles essentielles à usage domestique
- DGCCRF - allégations et étiquetage des produits biocides
- Organisation mondiale de la santé - lignes directrices sur la qualité de l'air, valeur guide PM2.5 de 15 µg/m³ sur 24 heures
- Yao et coll., 2020 - Building and Environment, émissions particulaires des humidificateurs ultrasoniques selon la minéralité de l'eau
- INSERM - expertise collective 2021, pyréthrinoïdes et effets sur le neurodéveloppement
- Centres antipoison vétérinaires - toxicité des terpènes et des phénols chez le chat
Contenu informatif. Il ne remplace pas un avis médical ni un diagnostic. En zone de circulation d'arbovirus, suivez les recommandations des autorités sanitaires.





